Brèves du samedi sur le Président Sarkozy
Par jules, samedi 9 février 2008 à 14:21 - Commentaire juridique de l'actualité - #788 - rss
Tiens, la presse semble s'intéresser aux aspects légaux de la cérémonie de mariage du Président.
Mais ses sources sont pour le moins incertaines et le récit suscite le doute :
Des spécialistes du droit de la famille de la Cour de cassation ont découvert que, selon le Code civil, le mariage du président pourrait être déclaré nul. Car les textes prévoient que la cérémonie doit être publique. Autrement dit, les portes de l'Élysée auraient dû rester ouvertes au public.
1. - Tout étudiant de droit — même médiocre — connaît les règles de publicité du mariage. Il n'est donc nul besoin d'être un "spécialiste".
2. - De là qu'il est bien improbable que les hauts magistrats aient "découvert" ces règles.
3. - Une telle nullite du mariage est couverte par la possession d'état ; en sorte que la probabilité d'une annulation est plu sque réduite. Sans compter que l'article 67 écarte provisoirement une telle action.
4. - L'ouverture des portes n'est qu'une coutume qui ne trouve nul support dans la loi et ne saurait donc à elle seule supporter une nullité.
Plus amusant, le Canard enchaîné[1] rapporte une conversation entre le Président de la République française et son homologue togolais.
Reçu par le premier dans sa chambre d'hôtel de Lisbonne, le second s'en est entendu dire sur la concession du port de Lomé au groupe Bolloré.
C'est que le groupe français bénéficie aujourd'hui via sa fililale SDV TOGO d'une participation[2] dans la Société d'Entreprise de Manutentions Maritimes (SE2M) qui administre le port sous concession.
Mais la concurrence sur les concessions des ports africains s'est récemment intensifiée entre le Groupe Bolloré et la société espagnole Progosa, jusqu'à une curieuse affaire de prise de contrôle discrète de Progosa par Bolloré.
L'affaire est encore loin d'être dénouée, mais à l'évidence, l'intervention du Chef de l'État français n'est pas faite pour nuire au groupe Bolloré.
On est certes bien loin du terrain de jeu national, mais il n'est pas si certain que Vincent Bolloré n'ait rien à attendre d'une amitié bien entretenue avec le Président de la République. Ce qui fait luire d'un autre éclat les largesses du premier à l'endroit du second.
Soit, le soupçon est vilain. Mais la démocratie se nourrit mal de ces indigestes potions.



Commentaires
1. Le samedi 9 février 2008 à 16:13, par clic
2. Le samedi 9 février 2008 à 16:15, par Eolas
3. Le samedi 9 février 2008 à 17:45, par jules (de diner's room)
4. Le samedi 9 février 2008 à 18:22, par Elephant
5. Le samedi 9 février 2008 à 19:19, par Iconoclaste
6. Le samedi 9 février 2008 à 21:49, par Médard
7. Le samedi 9 février 2008 à 23:12, par SM
8. Le dimanche 10 février 2008 à 08:33, par skalpa
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